mercredi 30 septembre 2009

MESSAGE POUR MATHIEU33 URGENT

Mathieu, où es tu????
Comment peut on se retrouver?
Donne moi des infos.

dimanche 27 septembre 2009

299eme jour

Nous avons reçu ce message dernièrement :

« Votre expérience est assez proche de ce que j'ai vécu avec mes potes et mes proches ici à Bordeaux. Nous avons un petit clan bien établi (environ une trentaine de personne retranché dans un des lotissement de ma ville de naissance. C'est comme une petite ville dans une ville. je vous en parlerais plus tard si vous le voulez). Mais la situation devient critique. Nous avons conclus une sorte d'alliance avec les 4 clans principaux (et surement les seuls) de Bordeaux et de la région girondine. Les charognards sont devenus fou dans le coin, ils savent que nous hébergeons quantités de vivre (avec quelques champs improvisé garantissant une bonne autonomie) de femmes et surtout de munitions. Leurs raids se font plus fréquents, ils repartent généralement bredouilles, ou avec juste quelques broutilles que nous consentons à leurs abandonner pour calmer leurs ardeurs. Des rumeurs circulent quand à un gros ralliement de charognard pour nous exterminer une bonne fois pour toute. Si vous avez des informations ou des contacts dans le coin je suis preneur. Toute aide est la bienvenue !!

Je suis content d'avoir des nouvelles de survivants, même si ironiquement il se peux que nous autre bordelais voyons bientôt la fin du voyage...

En espérant que tout aille bien pour vous.

Mathieu. »

Il est temps je pense pour nous de sortir de notre retraite, de se sortir les doigts du cul. On doit défendre ce qui est encore bon ici bas. On a trop pensé à nous même. Le fait de voir des gens comme ces bordelais qui sont dans la merde m’a remotivé. Nous sommes « ceux qui portent le feu » comme disait McCarthy… On est les gentils…
Nous avons pu contacter pas mal de camionneurs. Ceux qui sont venus chez nous se reposer chez nous (on est un peu l’oasis de l’Oise selon certains) ont donné des infos importantes sur le coin de bordeaux, les routes bloquées sur le trajet, les différents clans, les zones à zomblards… On sait que là bas le clan de Mathieu le bordelais risque d’avoir des gros problèmes.
Nous sommes une vingtaine prête à en découdre. On a pris un paquet d’armes et on se prépare à la plus grande expédition jamais faite. On va tenter de sauver ces 30 personnes.
Peut être faisons nous ça pour nous racheter de nos erreurs…
Forcément il reste du monde aux HLM pour garder le QG au cas où…

A bientôt…

Nicolas.B

mardi 16 juin 2009

196 eme jour

On a touché le fond. Au jour d’aujourd’hui, tout n’est que ruine et désolation. On arrive presque plus à faire la distinction entre vivants et morts. Ces pourritures étaient ce qui nous foutait le plus la trouille au début de l’épidémie. Maintenant, c’est l’être humain le plus préoccupant. On a perdu pas mal de nos potes ces derniers mois et surtout nos copines. Enfin on est pas sur pour la copine de Nico mais pour ma part j’ai perdu Elise et la plupart des mes proches, dont mes parents. Je sais pas ce qui me pousse à continuer à vivre. C’est vrai quoi. Y’a plus rien. Tout ce qu’il reste c’est un monde à feu et à sang. Peut-être que ça serait trop facile d’en finir. Faudrait qu’on assume un peu nos conneries. On est toujours retranchés dans nos hlms. Ça arrive qu’on se foute sur la gueule avec des clans adverses pour des histoires de territoire, ça fini généralement en bain de sang. Y’en a bien qui nous foute la paix et qui continuent de vivre au mieux de leur côté. Quand l’épidémie a commencé, je ne donnais pas chère de ma personne. N’ayant jamais vécu de situation hostile de cette ampleur, il était facile de mourir rapidement. Mais l’urgence et le désir de vivre étaient plus forts que tout. Aujourd’hui, même si on a perdu pas mal d’êtres chers, on a acquis un certain sens de la survie. On est blindés de munitions, on est en permanence sur le qui vive et on fait plus confiance à grand monde. Il m’arrive même d’avoir des doutes concernant Stéphane. En ce moment, il se la joue perso et fait parfois des conneries qui peuvent nuire à l’intégrité physique de notre petit groupe. Enfin ça, c’est pas nouveau. Et pis c’est plus pareil depuis le jour où on est venus aux mains. J’ai peur qu’il pète à un câble et qu’il fasse pire que de se transformer en l’une de ces choses : rejoindre une faction ennemie. Le pire n’est pas inenvisageable. On a tout de même acquis une certaine forme de respect de la part des autres clans. Fini d’être gentils. Maintenant, il semble que la justice expéditive soit notre crédo. Si ce terme ne s’appliquait aucunement à notre civisme pré-épidémique, il prend tout son sens maintenant. Si on tente quoique ce soit contre nous, c’est la guerre. Œil pour œil, dent pour dent.

Jérémy D.

jeudi 4 juin 2009

184 eme jour

Bon les serveurs de Google tournent encore… Je ne sais pas s’il y a encore des visiteurs ici mais je continue malgré tout à écrire…
Ça fait six mois qu’on survit, il est peut être temps de faire un petit bilan sur tout ça. On a perdu beaucoup de personnes qu’on aimait à cause de cette infection…
Il n’est pas rare de buter un zombi qui avait été autrefois une connaissance, un ami… Ma famille me manque, Sophie me manque. Je me demande parfois si certains de mes amis qui étaient ailleurs ont survécu. Mes parents sont ils en Angleterre ? On a su grâce aux différents contacts avec les Charognards que c’était la même merde partout. Ah oui, les Charognards sont le plus souvent des camionneurs associés à des motards qui sillonnent les routes et qui pillent les magasins, certains sont des gros connards, d’autres sont super sympas. « Charognards »… ça fait un peu classe de personnage de jeux de rôles… c’est marrant ça, c’est comme si on avait une étiquette sur nous selon ce qu’on est capable ou pas de faire. Dans ces termes on peut dire qu’on a pris de l’XP ! Mais là toute erreur peut être fatale, pas de jet de dés pour se rattraper.
En y repensant bien, le pire c’est pas ces fils de putes de zombis… c’est plutôt les Hommes, les autres clans, la connerie humaine, la méchanceté… J’ai descendu un paquet de survivants pour ma propre survie. C’était nécessaire. Mais la haine engendre la haine, provocant des vengeances, de la violence. Le virus (si c’est bien un virus, on n’a toujours aucune piste) est peut être un acte divin? La destruction de l’humanité? L’Apocalypse? Peut être qu’un jour on le saura.
Notre clan continue son chemin. On essaye de rester soudés. La guéguerre avec les autres survivants ne risque pas de s’arrêter, c’est notre nature, la Nature Humaine.
Si vous lisez ce messages et que vous êtes dans le coin, faites nous signe…On vous mangera pas !

Nicolas B.

mardi 5 mai 2009

154eme jour

Oups… A priori ça fonctionne toujours ici.
Plus d’un mois sans écrire. Je vais devoir raccourcir ce qu’il s’est passé durant cette longue période. Nous sommes toujours aux HLM où nos petites vies ont bien changé. Il y a de plus en plus de ces saloperies qui rôdent dehors mais le plus important n’est pas là. On a formé une sorte de clan, régi par nos propres règles. Il y a eu des problèmes à cause des nouveaux arrivants. Il y en a un qui a violé une jeune femme à Bresles. Ça a été l’élément déclencheur.
On a dû le livrer aux breslois qui ont fait ce qu’ils devaient faire... Certains n’étaient pas d’accord. On a ensuite écrit nos « lois ». Tout est géré par ceux qui sont à l’origine du QG des HLM, c'est-à-dire Jérémy, Charles, Mathieu, Tos et moi-même, chacun ayant un rôle défini.
Une mini guerre a éclaté avec différents groupes de survivants de Bresles, Hermes et des environs. Avec certains autres groupes on fait du troc, on partage nos connaissances.
Tout ça pour dire qu’on est le clan de survivants le plus important du département.
Bien évidemment j’ai passé sous silence beaucoup de choses. Des choses inavouables pour l’instant…
Un peu de légèreté pour terminer. Hier on a fêté mon anniversaire dignement. C’était bien sympa.

Nicolas B.

lundi 23 mars 2009

110eme jour

Ça fait longtemps que je n’ai pas pris le temps d’écrire. Ici l’humeur n’est pas géniale… On devient de plus en plus nombreux… ça devient un gros squat. J’aime pas trop comment les choses évoluent. Jérémy a très mal pris ce qui est arrivé le mois dernier, il s’est totalement renfermé sur lui-même… J’ai du mal à le reconnaitre.
Il y a de plus en plus de zombis dehors, avec le beau temps qui revient ça commence à bien puer…
On est un peu dépassé par les événements, certains « nouveaux » ne nous écoutent pas… on est loin du groupe soudé du départ… Il s’est passé beaucoup de mauvaises choses… Je ne peux pas trop en parler… peut être plus tard pour exorciser ce que j’ai vu… ça devient franchement n’importe quoi… y’a plus d’ordre, plus d’honneur, plus de justice…
Il va falloir créer la nôtre, et l’appliquer…

mardi 24 février 2009

83eme jour

Le moral n’est pas bon du tout malgré l’arrivée de nouvelles « recrues » et d’autres choses dont on vous parlera plus tard. On avait régulièrement des nouvelles d’Elise, ses parents et la famille de mon cousin Jérémy qui étaient restés à Saint Germain La Poterie selon leur choix. Ils arrivaient à survivre grâce à l’expérience de Georges et Jean-François. Elise et Jérémy avaient l’habitude de s’envoyer des mails et on se contactait au moins trois fois par jour par la CB.
Ce midi on n’avait toujours pas de nouvelles d’eux. On a d’abord pensé à leur groupe électrogène tombé en rade mais Jérémy s’est vite inquiété. Pour lui on devait se bouger le cul pour aller les secourir et les amener aux HLM (c’était le plan de base depuis un moment déjà, on aménageait les lieux pour leur future arrivée). Stéphane était contre, il pensait que c’était trop tard et que de toute façon on devait s’occuper de nous en priorité. D’habitude quand Stéphane dit des conneries pareilles et qu’on s’énerve c’est Jérémy qui calme le jeu. Pour le coup, c’est le poing droit de mon cousin qui a clos la discussion. Le fait est qu’à Beauvais c’est vraiment la merde. Il y a de plus en plus de saloperies rapides, et la dernière sortie qu’on y a fait nous a bien refroidi (Mathieu en parlera plus tard).
Bref on s’est quand même bougés le cul en début d’après midi avec Jérémy, Mathieu, Tos et moi. On a pu tester notre nouveau moyen de locomotion, le camion de la Brink’s qu’on a volé la semaine dernière et on a contourné une grande partie de Beauvais. On est passés dans la rue de la maison de notre pote Cédric. J’aurais voulu m’y arrêter mais on avait malheureusement autre chose à faire… Et puis ça va faire trois mois que c’est arrivé… Bref on est arrivés à Saint Germain La Poterie et on a vite compris pourquoi on n’avait plus de nouvelle. Les zombis infestaient le chemin qui mène à la maison, on leur est passés dessus assez facilement, les essuie-glaces ont été pratiques. Le portail était défoncé, on voyait ces saloperies qui erraient sur le terrain et dans la maison. Jérémy a commencé à ouvrir la porte du camion, je l’ai retenu juste à temps. Il y en avait peut être une cinquantaine, on se serait crus à la maison de mes parents quand on avait été obligés de se barrer. Il était évident qu’il n’y avait personne. Jérémy s’est mis à gueuler pour savoir s’il y avait quelqu’un mais personne n’a répondu… On a fait plusieurs tours de la maison en faisant un vrai carnage, mais on ne pouvait pas y entrer… trop de ces merdes… dans le terrain il y avait le père de mon cousin zombifié… La voiture était encore là, ça voulait dire qui s’il y avait des survivants ils se seraient enfuis à pieds… On a donc décidé de chercher aux alentours, mais rien… Jérémy ne voulait pas partir, on a essayé de lui faire comprendre qu’on ne pouvait pas faire plus… je ne peux pas décrire l’horreur de la situation… ça me ramène au début de toute cette putain d’histoire… la perte des êtres chers… notre impuissance face à tout ça… et ce putain de silence sur le retour, parce que oui, il fallait rentrer chez nous.
Sur le chemin on est repassé dans la rue de Cédric. J’espérais voir un signe de vie de mon pote et j’ai halluciné quand j’ai aperçu de la fumée sortir de sa cheminée. J’ai demandé à Mathieu d’arrêter le camion. C’est un Cédric très amaigri mais très heureux qui nous a accueillis chez lui. Il a survécu avec sa copine Carine en pillant ses voisins. Cédric a l’avantage d’avoir une maison en retrait sans fenêtre coté rue et l’arrière de celle-ci donnait accès au toit. On les a embarqués dans le camion et ramenés aux HLM. Tout ça s’est passé cet après midi et on ne sait toujours pas s’ils ont survécu… cet après midi a été dur pour Jérémy… perdre sa famille, la femme qu’il aime... j’espère qu’il va tenir le coup. En tous cas Stéphane s’est excusé auprès de mon cousin…ça lui rappelle sûrement ce qu’il a ressenti quand Marie-Pierre, sa nana, est morte.
Je suis retombé sur des photos de nos tours de garde à la maison de mes parents, elles doivent avoir deux mois. On y voit deux zombis qu’on avait laissés entrer dans la cour pour s’amuser.








Nicolas B.